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Ce qu'est vraiment la pleine conscience

Tu as peut-être essayé de méditer une fois. Tu t'es assis, tu as fermé les yeux, et ton esprit a passé tout le temps ailleurs. Si ça t'a convaincu que la…


Tu as peut-être essayé de méditer une fois. Tu t'es assis, tu as fermé les yeux, et ton esprit a passé tout le temps ailleurs. Si ça t'a convaincu que la pleine conscience n'est pas pour toi, la recherche a de bonnes nouvelles.

Dans une étude portant sur plus de 200 pratiquants réguliers, ceux qui rapportaient le plus haut niveau de bien-être ne méditaient pas plus longtemps. Ils portaient leur attention sur des activités ordinaires : faire la vaisselle, promener le chien, se brosser les dents.

La pleine conscience (mindfulness) n'est pas la méditation. La méditation est un moyen de l'entraîner, comme la course est un moyen de développer l'endurance cardiovasculaire. La pleine conscience en elle-même est plus simple : porter attention au moment présent, intentionnellement, sans jugement.

Deux ingrédients

Les psychologues décomposent la pleine conscience en deux composantes essentielles : la conscience (remarquer ce qui se passe en ce moment, intérieurement et extérieurement) et l'acceptation (observer sans essayer de réparer, combattre ou fuir).

Cette deuxième partie est ce qui distingue la pleine conscience de la concentration. Tu n'essaies pas de vider ton esprit ou de forcer le calme. Tu remarques ce qui est déjà là, y compris l'inconfort, et tu le laisses être sans construire une histoire autour.

Ce que ça fait à ton cerveau

La recherche en imagerie cérébrale montre que la pratique de la pleine conscience réduit l'activité dans l'amygdale tout en augmentant l'activation dans le cortex préfrontal. Les personnes ayant des scores plus élevés en pleine conscience dispositionnelle montraient une activité de l'amygdale plus faible même au repos, pas seulement pendant la pratique.

C'est pourquoi la pleine conscience apparaît dans des cadres thérapeutiques comme la Thérapie d'Acceptation et d'Engagement (ACT) et la Thérapie Comportementale Dialectique (DBT). Pas une philosophie. Une compétence mentale entraînable.

Essaie sans rester immobile

Tu n'as besoin ni d'une appli, ni d'un coussin, ni de vingt minutes.

  • Fais une seule chose à la fois. Choisis aujourd'hui une activité routinière (préparer un café, te brosser les dents, marcher jusqu'à ta voiture) et ne fais que ça. Quand ton esprit s'égare, remarque où il est allé, et reviens.
  • Nomme ce qui est là. Fais une pause et note silencieusement ce que tu ressens : "tension dans mes épaules", "pensées sur demain", "bruit de la circulation".
  • Surprends le pilote automatique. Quand tu réalises que tu scrollais ou mangeais sans en être conscient, ce moment où tu t'en rends compte est déjà de la pleine conscience. La recherche arrive toujours à la même conclusion : c'est la fréquence à laquelle tu remarques, pas la durée d'une séance, qui change la façon dont ton cerveau gère le stress.
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Références

  1. Keng, S.-L., Smoski, M. J., & Robins, C. J. (2011). Effects of mindfulness on psychological health: A review of empirical studies. Clinical Psychology Review, 31(6), 1041–1056. https://doi.org/10.1016/j.cpr.2011.04.006
  2. Birtwell, K., Williams, K., van Marwijk, H., Armitage, C. J., & Sheffield, D. (2019). An exploration of formal and informal mindfulness practice and associations with wellbeing. Mindfulness, 10(1), 89–99. https://doi.org/10.1007/s12671-018-0951-y
  3. Tang, Y.-Y., Hölzel, B. K., & Posner, M. I. (2015). The neuroscience of mindfulness meditation. Nature Reviews Neuroscience, 16(4), 213–225. https://doi.org/10.1038/nrn3916